1) VISIONNAIRE
-Mode de construction de la résonance: fédère les individus autour de rêves partagés
-Impact sur le climat: extrêmement positif
-Quand l'utiliser: lorsque le changement requiert une nouvelle vision ou lorsqu'une orientation claire est nécessaire
2) ENTRAÎNEUR
-Mode de construction de la résonance: relie les aspirations d'un individu aux objectifs de l'entreprise
-Impact sur le climat: très positif
-Quand l'utiliser: pour aider un collaborateur à améliorer ses performances en développant des capacités à long terme
3) PARTENAIRE
-Mode de construction de la résonance: crée l'harmonie en reliant les individus
-Impact sur le climat: positif
-Quand l'utiliser: pour soigner les désaccords au sein d'un groupe, motiver en période de tension ou renforcer les liens interpersonnels
4) DÉMOCRATIQUE
-Mode de construction de la résonance: valorisation de la contribution des individus et engagement personnel des individus à travers leur implication
-Impact sur le climat: positif
-Quand l'utiliser: pour construire l'adhésion ou le consensus, ou obtenir une contribution de valeur de la part des collaborateurs
5) GAGNEUR
-Mode de construction de la résonance: atteinte d'objectifs difficiles et motivants
-Impact sur le climat: souvent très négatif parce que trop fréquemment mal exécuté
-Quand l'utiliser: obtenir des résultats de grande qualité de la part d'une équipe motivée et compétente
6) AUTORITAIRE
-Mode de construction de la résonance: apaise les peurs en donnant une orientation claire dans une situation d'urgence
-Impact sur le climat: très négatif parce que souvent utilisé à mauvais escient
-Quand l'utiliser: en phase de crise, pour initier rapidement un changement radical, ou avec les collaborateurs à problème
lundi 8 novembre 2010
dimanche 7 novembre 2010
Le leadership à travers Invictus
Le film Invictus, de Gary Cooper, comporte d'excellentes leçons de leadership.
Je pense en particulier à la scène qui se passe au palais présidentiel de Pretoria, entre Nelson Mandela et le capitaine de l'équipe de rugby, François Pienaar, à l'heure du thé.
Rappelons d'abord la scène. Mandela demande à Pienaar quelle est sa conception de son rôle de capitaine de l'équipe. Le rugbyman répond aussitôt qu'il essaie toujours de donner l'exemple, considérant qu'un vrai chef doit s'investir pleinement. Commence alors une conversation sur le thème du leadership; Mandela y mentionne l'importance d'un leadership inspiré, en racontant que, durant ses 20 années d'incarcération politique, il avait été fortement aidé par un poème du XIXe siècle, intitulé Invictus.
Le capitaine lui réplique alors que, dans le car, pendant que l'équipe se rend aux matches importants, alors que les joueurs se concentrent dans le silence, il met, à un moment donné du voyage, un chant choisi à l'avance et qui a pour but de créer une énergie inspirée, de les galvaniser. Mandela fait comprendre au sportif qu'il s'agit que l'équipe donne plus que son maximum et remporte cette coupe, car elle représente le pays.
Cette scène est capitale, car à partir de ce premier contact, le capitaine transmet à ses coéquipiers cette flamme qui leur permettra, finalement, de remporter la Coupe du Monde en 1994.
Voici maintenant la traduction française de ce poème de William Henley, publié en langue anglaise en 1888 :
INVICTUS
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,
Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,
En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,
Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
Je pense en particulier à la scène qui se passe au palais présidentiel de Pretoria, entre Nelson Mandela et le capitaine de l'équipe de rugby, François Pienaar, à l'heure du thé.
Rappelons d'abord la scène. Mandela demande à Pienaar quelle est sa conception de son rôle de capitaine de l'équipe. Le rugbyman répond aussitôt qu'il essaie toujours de donner l'exemple, considérant qu'un vrai chef doit s'investir pleinement. Commence alors une conversation sur le thème du leadership; Mandela y mentionne l'importance d'un leadership inspiré, en racontant que, durant ses 20 années d'incarcération politique, il avait été fortement aidé par un poème du XIXe siècle, intitulé Invictus.
Le capitaine lui réplique alors que, dans le car, pendant que l'équipe se rend aux matches importants, alors que les joueurs se concentrent dans le silence, il met, à un moment donné du voyage, un chant choisi à l'avance et qui a pour but de créer une énergie inspirée, de les galvaniser. Mandela fait comprendre au sportif qu'il s'agit que l'équipe donne plus que son maximum et remporte cette coupe, car elle représente le pays.
Cette scène est capitale, car à partir de ce premier contact, le capitaine transmet à ses coéquipiers cette flamme qui leur permettra, finalement, de remporter la Coupe du Monde en 1994.
Voici maintenant la traduction française de ce poème de William Henley, publié en langue anglaise en 1888 :
INVICTUS
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,
Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,
En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,
Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
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