Au fil des interventions de cette année consacrées au leadership, il nous a paru utile de rédiger de petites synthèses, destinées autant aux participants qu’à ceux qui n’auraient pas pu assister à telle ou telle des interventions. Ces synthèses sont volontairement brèves, faisant porter l’accent sur l’aspect dominant de l’intervention.
Frédéric GONAND, conseiller de Christine Lagarde, ministre des Finances, le 2 octobre 2010
Illustrant ses propos par son expérience concernant la ministre des Finances, Frédéric Gonand a caractérisé le leadership par 7 traits : ① Avoir confiance dans les gens, ② Capacité d’analyse des situations, ③ Avoir des principes - persévérer, ④ Écouter (empathie), ⑤ Servir les personnes, ⑥ Déléguer/responsabiliser, ⑦ Courage. Il les a également illustrés avec des points de Sillon, l’ouvrage de Saint Josémaria : n° 392, 394, 396, 402 et 405.
David LACOMBLED, rédacteur en chef du portail d’informations Orange sur le net, le 13 novembre 2010
David Lacombled a présenté son propre style de leadership, en évoquant les nouveaux enjeux d’une entreprise 2.0, où l’information circule beaucoup plus vite qu’autrefois : un leadership de partenariat et de contact direct, où la présentation orale et l’investissement personnel priment sur le contact virtuel et le PowerPoint. Il a beaucoup insisté sur la disponibilité du leader et sa capacité d’écoute.
Jacques de CHATEAUVIEUX, PDG de Bourbon, le 4 décembre 2010
Jacques de Chateauvieux, ancien président du Conseil de surveillance d’AXA, a souligné de nombreux aspects du leadership : l’humilité, le désir de servir, le rôle du cœur, les différentes vertus : justice, force, tempérance, prudence. Il a distingué l’éthique des règles objectives, ou morale traditionnelle, qui inspire les décisions justes ; et l’éthique des benchmarks, qui consiste seulement à imiter ce qui se fait généralement : cette dernière est à la racine de la dernière crise. Le leader doit également veiller à maintenir l’employabilité des personnes, en les formant pour améliorer leur niveau professionnel. Il a également souligné l’importance des qualités humaines dans le travail : la façon d’être plus que le savoir-faire. A propos de la marée noire du Golfe du Mexique, il a préconisé le concept d’empowerment, c’est-à-dire la responsabilité directe des personnes, par opposition au travail par process, qui empêche souvent la réflexion.
Benoît DUCHANGE, Fondateur d’Organovia, sur l’entretien annuel d’évaluation, le 8 janvier 2011
Après avoir commenté les pratiques de l’entretien annuel d’évaluation, Benoît Duchange a présenté la manière de le rendre vraiment efficace et utile : disponibilité de la part du manager, qui doit recevoir dans un bureau sans téléphone ; contact direct et respectueux, tenant compte des points positifs et du travail réalisé ; insistance sur des aspects constructifs proposés au collaborateur, de façon à lui faire comprendre son rôle dans l’entreprise. Un jeu de rôles a permis de mieux comprendre comment mettre en jeu ces différents aspects.
Xavier CÔTE DE SOUX, haut responsable à CapGemini et ancien animateur de Fennecs, le 22 janvier 2011
Xavier Côte de Soux a voulu montrer comment son activité passée d'animateur de camps Fennecs a influé sur son style. Il a souligné le fait que le leader est avant tout celui qui sert les autres. Ce service passe par l’anticipation, l’exemple personnel, la capacité de corriger, un accompagnement assez précis des missions confiées aux collaborateurs, le contrôle de la bonne réception des messages. En prenant l’exemple d’un suicide survenu parmi ses collaborateurs, il a montré que la vie privée de chaque employé n’est pas étrangère à la vie de l’entreprise. Le leader doit aussi être capable de montrer sa vulnérabilité, mais dans le cadre de son équipe rapprochée.
Xavier DURROUX, Directeur commercial de l'Afrique et du Moyen-Orient pour Imperial Tobacco, le 4 février 2011
Xavier Durroux a présenté le leadership au quotidien, dans la vie professionnelle et familiale. Il est parti d’une interview de l’archevêque Desmond Tutu sur You Tube, qui insistait sur l’esprit de service des grands leaders : Mère Teresa, Gandhi ou Nelson Mandela. Le leader doit : ① inspirer confiance ; ② éviter l’esbroufe, qui ne serait qu’un « cheap-leader », avec une vue à court terme ; ③ former ses collaborateurs, en leur donnant si possible une formation « maison » qui tienne compte de leurs qualités et de leurs défauts, précédemment évalués ; ④ savoir s’entourer d’une équipe, en leur communiquant le sens des responsabilités de leur tâche ; ⑤ savoir s’effacer et mettre en évidence les atouts des autres. Il a aussi insisté sur la promotion interne, souvent plus efficace que le salaire, en particulier celle qui fidélise en faisant de certains employés des formateurs et des références. Tous ces aspects peuvent s’enraciner dans les valeurs que chacun reçoit en famille.
Xavier Durroux a présenté le leadership au quotidien, dans la vie professionnelle et familiale. Il est parti d’une interview de l’archevêque Desmond Tutu sur You Tube, qui insistait sur l’esprit de service des grands leaders : Mère Teresa, Gandhi ou Nelson Mandela. Le leader doit : ① inspirer confiance ; ② éviter l’esbroufe, qui ne serait qu’un « cheap-leader », avec une vue à court terme ; ③ former ses collaborateurs, en leur donnant si possible une formation « maison » qui tienne compte de leurs qualités et de leurs défauts, précédemment évalués ; ④ savoir s’entourer d’une équipe, en leur communiquant le sens des responsabilités de leur tâche ; ⑤ savoir s’effacer et mettre en évidence les atouts des autres. Il a aussi insisté sur la promotion interne, souvent plus efficace que le salaire, en particulier celle qui fidélise en faisant de certains employés des formateurs et des références. Tous ces aspects peuvent s’enraciner dans les valeurs que chacun reçoit en famille.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire